Genetic Counsellors, Legal Recognition, and the Road Less Travelled

Dimitri Patrinos, Roxanne Caron, Bartha Maria Knoppers, GenCOUNSEL Study, and Ma’n H. Zawati 

Abstract

Genetics and genomics are playing increasingly important roles in the Canadian health care system. With their specialized training in medical genetics and counselling, genetic counsellors have come to occupy more comprehensive roles in the provision of health care services. Despite these important advances, the majority of Canadian provinces have yet to legally recognize genetic counsellors. To date, Manitoba is the only province to legally recognize genetic counsellors through delegation from physicians. Consequently, the majority of genetic counsellors in Canada are not governed by legislation that ensures the safe and competent provision of their services to the public. This lack of legal recognition presents several issues, as genetic counsellors are routinely involved in patient care activities that expose the public to risk of harm. This article argues for the legal recognition of genetic counsellors in Canada. It explores the implications of the lack of legal recognition and proposes three models of legal recognition using a comparative analysis of professional legislation in the provinces of Ontario, British Columbia, and Québec: (1) the constitution of a professional order; (2) inclusion in a professional order; and (3) delegation. The authors explore the advantages and disadvantages of each model and conclude, based on a comparative assessment of these models, that the constitution of a professional order is the model in which the advantages most outweigh the disadvantages.

La génétique et la génomique jouent un rôle de plus en plus important dans le système de santé. Grâce à leur formation spécialisée en génétique médicale et en conseil, les conseillers en génétique en sont venus à occuper des rôles plus importants dans la prestation des services de santé. Malgré ces avancées importantes, la majorité des provinces canadiennes n’ont pas encore reconnu légalement les conseillers en génétique. À ce jour, le Manitoba est la seule province canadienne à reconnaître légalement les conseillers en génétique par délégation des médecins. Par conséquent, la majorité des conseillers en génétique au Canada ne sont pas régis par de la législation garantissant la prestation sûre et compétente de leurs services au public. Cette absence de reconnaissance juridique pose plusieurs problèmes, car les conseillers en génétique exercent régulièrement des activités de soins qui exposent le public à
des risques de préjudice. Cet article plaide en faveur de la reconnaissance juridique des conseillers génétiques au Canada. Il explore les implications de l’absence de reconnaissance légale et propose trois modèles de reconnaissance légale en utilisant une analyse comparative de la législation professionnelle dans les provinces de l’Ontario, de la Colombie-Britannique et du Québec : la constitution d’un ordre professionnel (1); l’inclusion dans un ordre professionnel (2); et la délégation (3). Les auteurs explorent les avantages et les inconvénients de chaque modèle et concluent, sur la base d’une évaluation comparative de ces modèles, que la constitution d’un ordre professionnel est le modèle dans lequel les avantages l’emportent le plus sur les inconvénients.